Guillaume Maraud rejoint le Centre Émile Durkheim en tant que doctorant en droit, spécialité histoire du droit et des institutions.
Sa thèse s'intitule : Les formations contemporaines du concept juridique et politique d’abolition. De l’analyse des débats théoriques à la pratique du droit par la recherche-création.
Elle est co-dirigée par Céline Jouin (CED) et Nader Hakim (IRM-UR 7434).

Guillaume Maraud
Doctorant en science politique
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Guillaume Maraud, je suis doctorant en quatrième année sous la direction de Céline Jouin, philosophe, et Nader Hakim, historien du droit et des institutions. À travers mes recherches, je m'intéresse aux discours sur la vie, la transformation et la mort des institutions.
Quel est votre parcours ? Qu'avez-vous fait avant de vous lancer dans la recherche ?
J'ai un parcours un peu atypique entre l'art et le droit. J'ai étudié à l'École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy (ENSAPC), et j'ai suivi une formation en droit, notamment un master de théorie du droit entre Nanterre, l'EHESS et l'ENS. Ces deux contextes ont marqué ma façon d'aborder la recherche par leur ouverture aux démarches expérimentales et à la recherche fondamentale en SHS. Je suis également titulaire du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA), ce qui m'a permis d’aborder concrètement la pratique juridique et d'appréhender le conflit non seulement comme objet théorique, mais également comme un matériau empirique et plastique. Ce parcours fait de détours et de contradictions trouve aujourd'hui, je crois, une forme de cohérence dans la recherche.
Pouvez-vous nous parler du sujet de votre thèse ?
Ma thèse propose une enquête conceptuelle et généalogique sur le concept d’abolition. Je m'intéresse particulièrement à ses usages contemporains relatifs aux institutions pénales, de la famille et plus largement à ses usages dans la tradition socialiste. À partir de cette enquête théorique, je développe un dispositif d'action et de création ancré dans le champ artistique, afin d'explorer comment faire dialoguer théorie et pratique dans le cadre d’une recherche en droit.
Propos recueillis le 8 janvier 2026
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