Extension ou réduction du filet pénal par les peines de TIG ? Les effets situés du droit

Intervenante : Chloé Ould Aklouche, Doctorante LAM-Sciences Po Bordeaux 

Résumé : À partir du débat sur l’extension du filet pénal par les peines non privatives de liberté, cette communication interroge les effets des peines de travail d’intérêt général (TIG) au Kenya et en Ouganda. En s’appuyant sur une enquête ethnographique menée auprès des acteurs de la chaîne pénale, elle montre les limites des approches qui cherchent à mesurer les effets des peines alternatives à partir des seuls taux d’incarcération ou du nombre de condamnations. L’analyse met en évidence que les effets des TIG dépendent moins du dispositif lui-même que des usages situés du droit et des rapports de force au sein des écosystèmes punitifs. Pratiques policières extractives, criminalisation des illégalismes populaires, recours à la détention provisoire, application discrétionnaire des TIG par les magistrats, négociations de peine et exercices de décongestion carcérale participent ainsi, selon les contextes, à réduire, maintenir ou recomposer le contrôle pénal.

 Séance hybride en présentiel à la salle Touchard de 15 À 17h


Début : 10 juin 2026 à 15:00
Fin : 10 juin 2026 à 17:00
site Sciences Po Bordeaux, salle Touchard

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