Bio
Je suis doctorant contractuel en science politique au Centre Émile Durkheim, sous la direction de Camille Bedock et la codirection d’Hélène Camarade. Diplômé du master Science Politique et Sociologie Comparatives (SPSC) de Sciences Po Bordeaux, j’ai complété ma formation par une licence d’histoire à l’Université Bordeaux Montaigne.
Mes recherches portent sur les partis politiques, le militantisme et les usages des héritages idéologiques. Après un mémoire consacré à l’engagement au sein du Parti Communiste Marxiste-Léniniste de France (PCMLF), à l’époque où celui-ci était clandestin, j’étudie dans ma thèse les rapports du Rassemblement National et de l’Alternative für Deutschland aux idéologies fascistes et à l’idéologie nationale-socialiste. À partir d’archives, de contenus numériques et d’entretiens, j’analyse comment ces héritages sont mobilisés, transformés, codés ou mis à distance selon les organisations, les territoires et les trajectoires militantes.
Thèmes de recherche
- Sociologie des partis politiques
- Sociologie du militantisme
- Histoire sociale des idées politiques
- Comparaison socio-historique
- Héritages idéologiques
- Usages politiques du passé
- Normalisation partisane
- Extrême droite
- Fascisme
- National-socialisme
- Rassemblement National
- Alternative für Deutschland
Axe(s) de recherche
Recherche en cours
Thèse de doctorat en science politique intitulée « Pour la patrie ou la race ? Une comparaison socio-historique des rapports aux idéologies fascistes et à l’idéologie nationale-socialiste au sein du Rassemblement National et de l’Alternative für Deutschland ».
Ma recherche compare les rapports que le Rassemblement National (RN) en France et l’Alternative für Deutschland (AfD) en Allemagne entretiennent avec les idéologies fascistes et l’idéologie nationale-socialiste. Elle part d’un paradoxe empirique : alors que ces partis se sont institutionnalisés et occupent désormais une place centrale dans la compétition électorale, leur histoire, les trajectoires de certains de leurs acteurs et plusieurs controverses publiques continuent de les associer à des traditions idéologiques radicales qu’ils affirment avoir dépassées ou qu’ils mettent à distance. Les comparer ne revient toutefois pas à les assimiler, puisque leurs histoires nationales ainsi que leurs cadres institutionnels et mémoriels diffèrent.
Mon objectif n’est pas d’attribuer au RN l’étiquette de « fasciste » ou à l’AfD celle de « nationale-socialiste », mais d’étudier des rapports situés à ces héritages : dans quelles conditions ces héritages sont-ils conservés, mobilisés, reformulés, codés, tus ou rejetés ? J’analyse ces variations selon les organisations, les territoires et les trajectoires militantes. Je fais l’hypothèse que la normalisation électorale et l’institutionnalisation de ces partis ne font pas nécessairement disparaître la radicalité idéologique, mais peuvent en déplacer les usages et la visibilité.
L’enquête associe archives, programmes, discours, images, contenus numériques et entretiens semi-directifs. Elle porte sur plusieurs séquences de l’histoire du RN et de l’AfD et sur quatre terrains régionaux : en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Nouvelle-Aquitaine pour la France, en Saxe et au Bade-Wurtemberg pour l’Allemagne.
Encadrement doctoral
- Camille Bedock (directrice de thèse)
- Hélène Camarade (codirectrice de thèse)
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