Hugo Verrier

Hugo Verrier

Doctorant en science politique

Je m’appelle Hugo Verrier, et je suis doctorant en science politique, dans ma 3e année de thèse sous la direction d’Yves Déloye. Au Centre Émile Durkheim, je co-organise l’axe PEPS et représente les doctorant·e·s auprès du conseil de laboratoire. Et à l’IEP, j’enseigne la science politique et les méthodes qualitatives en tant que vacataire auprès d’étudiant·e·s. de première et deuxième années.

Après un bac général ES (à l’époque) à Pau, mon intérêt pour l’histoire, la sociologie, et le jeu des institutions politiques de manière générale, m’a poussé à candidater à des formations en science politique. C’est ainsi que je suis entré à… Sciences Po Bordeaux. Et voilà, je suis resté un peu plus longtemps que prévu.

Je travaille sur les registres électoraux de légitimation des députés français. En 10 ans, la sociologie des députés français a beaucoup évolué, et on a vu dans le même temps fleurir des arguments à priori nouveaux pour convaincre de les choisir dans les urnes : « je ne suis pas un professionnel de la politique », « je suis séparée et mère de 3 enfants », certain·e·s candidat·e·s faisant valoir leurs « compétences économiques et juridiques » mais aussi parfois leur « sensibilité » à tel ou tel enjeu spécifique… Je veux retracer l’histoire récente de ces registres électoraux de légitimation de la représentation, pour me demander comment ils ont évolué non seulement dans l’ensemble, mais aussi entre les différents partis, ou encore selon le type des candidat·e·s investi·e·s. Alors que beaucoup de travaux récents de la discipline s’intéressent aux critiques portées contre la démocratie représentative (formulée par les élu·e·s dans l’exercice de leur mandat, par les citoyen·ne·s, abstentionnistes ou non, par les mouvements sociaux…), je veux au contraire m’intéresser aux élections, aux discours produits au moment de la rencontre entre le peuple et ses représentant·e·s, et par lesquels le principe de la délégation politique se maintient, s’actualise.

En quelque sorte à cause du (ou grâce au ?) confinement. La rédaction de mon mémoire de licence tombait au moment de la pandémie et j’ai eu la chance d’être confiné dans de bonnes conditions pour me concentrer sur ce travail. Ce que j’ai fait, et j’en ai tiré beaucoup de plaisir ! Au moment de choisir un master, rien ne me faisait plus envie que de continuer dans cette voie : questionner les évidences, produire des données, les mettre en ordre, en proposer des interprétations contrôlées… Grâce à l’excellent encadrement du master Science Politique et Sociologie Comparatives, j’ai pu affiner mes intérêts de recherche et nourrir mon intérêt pour une poursuite en thèse. Et me voilà !

Beyoncé.


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Publié le 26 mai 2025
Dernière modification le 26 mai 2025