FRACTALE 

Le projet en bref

Fabrication et territoires, relocalisation et écologisation des activités
Année de début : 2021 Porteur·se(s) du projet : Xabier Itçaina

Présentation de l'enquête

Fabrication et territoires, relocalisation et écologisation des activités

Le projet FRACTALE porte sur les atouts des territoires ruraux dans l’émergence et le renforcement d’une économie basée sur le principe de relocalisation et d’écologisation des activités.

Une économie basée sur le principe de relocalisation et d’écologisation = ensemble des activités publiques ou privées, qui s’articulent autour d’un modèle dans lequel les ressources autochtones (naturelles et post-consommation) sont appropriées et transformées à l’aide de moyens de production (travail et capital) et de distribution localement située.

C’est cette double entrée, travail et ressources, qui constituera la trame de lecture et d’analyse de l’objet.

Le changement de paradigme socio-économique procède d’une nouvelle « valeur » attribuée à certaines ressources, définies comme les éléments naturels ou biens environnementaux qui ont une vocation potentielle à être utilisés pour une activité humaine/économique. Celle-ci apparaît au travers de l’appréciation, l’appropriation, la transformation et la distribution de ressources (naturelles et post-consommation). Cela engendre des reconsidérations et des modifications organisationnelles et technologiques (comme la mise en place de procédés et de filières de valorisation).

Il convient donc d’analyser, simultanément, la nature et les attributs du travail : au-delà même des savoir-faire et des compétences – qui font tantôt référence à la tradition, tantôt à l’innovation –, le travail apparaît dans ces activités sous des formes hybrides, mixant bénévolat, salariat et indépendance.

Notre attention portera sur un petit territoire rural qui constituera un point d’ancrage mais sera apprécié dans une perspective « réticulaire » ou « circulatoire », c’est-à-dire dans les liens qui l’unissent aux territoires limitrophes et plus lointains, que ce soit matériellement (mobilités des hommes et des matériaux, infrastructures de transports et économiques, zones de production et de chalandises, etc.) ou discursivement (au sein de réseaux et fédérations coopératifs, corporatistes, entrepreneuriaux, politiques, culturels). 

Ce projet permet de saisir l’évolution et la nature des coopérations entre institutions politiques, associatives et entrepreneuriales qui favorisent (ou freinent) un phénomène encore émergent et peu structuré dans les domaines de l’alimentation, de l’énergie, de la réparation/réemploi et de l’écoconstruction.

Alimentation et agriculture
nourricière
Énergies renouvelables
Eau, vent, soleil...
Écoconstruction
Matériaux biosourcées
Réemploi, Réparation
Déchet

Ce que FRACTALE n’est pas…

- un répertoire et une cartographie des acteurs et infrastructures existants ou absents
- une analyse ethnographique

et ne préjuge pas…

- que l’échelle locale est forcément plus écologique
- que les acteurs s’engagent dans ces activités par (unique) souci écologique

Nous souhaitons donc étudier cet objet de relocalisation/écologisation de l’économie dans une perspective dynamique :

  • historique, en l’insérant dans celle du développement économique local depuis trente ans,
  • et spatiale, en considérant les flux de ressources (matières, énergie, etc.) et de personnes qui traversent le territoire et les organisations.

Traitement des données

Notre méthode se base sur des entretiens (non directifs et semi-directifs) ainsi que des cahiers d’observation. Le matériel collecté sera traité de manière manuelle (analyse thématique et sémantique) et semi-automatique (logiciel d’analyse socio-sémantique). Les résultats de l’enquête seront publiés dans des revues et serviront également de base à la production de documents diffusables aux socio-économiques, aux décideurs publics et plus largement au grand public.

Les documents à destination de nos pairs ou d’un public large ne fera mention de l’identité des personnes enquêtées (nom, lieux, détails permettant de les identifier), sauf cas exceptionnel et seulement avec leur consentement.

Partage et conservation des données

 

Les données sont conservées sur des supports protégés par les membres de l’équipe de recherche jusqu’à la fin de sa publication. Après quoi, les données seront archivées et pourront éventuellement faire l’objet, à l’avenir, de nouvelles analyses par d’autres équipes de recherche, sauf si les familles concernées ne le souhaitent pas.

Base juridique

La collecte et l’usage des données dans les laboratoires de recherche obéit aux Règlement général de protection des données personnelles (RGPD, en vigueur depuis mai 2018), sous couvert de leur mission de service public. Les participant.es y contribuent librement, ils/elles sont informé.es de ce que nous faisons dans le cadre de cette enquête et de leurs droits au sujet des données qui les concernent.

Droits des enquêté.es

Le consentement de chaque participant.e à l’enquête est formellement demandé avant que celle-ci commence. Par ailleurs, chaque participant.e peut à tout moment poser des questions à propos de l’enquête, demander à ce que les données le/la concernant lui soient communiquées, voir demander à les modifier ; ou plus largement échanger avec l’équipe de recherche en écrivant à la responsable de l’enquête (cf. adresse ci-contre).

Ils/elles peuvent contacter directement la coordinatrice de la recherche, Armelle Gomez dont les coordonnées sont fournies dans le document du RGPD.

Financement

Le projet est financé par ADEME – Appel à projet de recherche « Transition Ecologiques, Economiques et Sociales ».

Membres de l'équipe

Équipe scientifique

Armelle Gomez, coordinatrice du projet (IEP – Centre Emile Durkheim)

Benjamin Tyl (APESA)

Pascal Jollivet (Université technologique de Compiègne – COSTECH)

Xabier Itçaina (CNRS – Centre Emile Durkheim)

Jacques Palard (CNRS – Centre Emile Durkheim)

Delphine Thivet (Université de Bordeaux – Centre Emile Durkheim)

Partenaires territoriaux

Marianne Lacazette (Pôle territorial Soule-Xiberoa)

Jean-Pierre Iriart (maire d’Alos-Sibas-Abense-Pôle territorial Soule-Xiberoa)

Jean-Marc Baranthol (maire de Barcus – Pôle territorial Soule-Xiberoa)

Laure Etcheberriborde (Azia)

Mathilde Agor (Azia)

Communication et publications

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Mots-clés

Ressources, travail, transition écologique, relocalisation, écologisation, cartographie socio-sémantique, Soule-Xiberoa, Pays Basque, agriculture nourricière, énergie renouvelable, réemploi, réparation, éco-construction