Sarah Perrin

Docteure en sociologie et coordinatrice du dispositif TREND Nouvelle-Aquitaine Chercheur·ses associé·es Université de Bordeaux
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Site géographique Université de Bordeaux
3ter Place de la Victoire
33000 Bordeaux
0626247412

Bio

Après avoir soutenu ma thèse, intitulée Les mondes cachés de la drogue. L’invisibilité des femmes insérées de la drogue, en octobre 2022, je suis actuellement attachée temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) en sociologie à l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (ISPED), et chercheuse associée au Centre Émile Durkheim, à Bordeaux. Je suis également coordinatrice régionale technique et scientifique du dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND) Nouvelle Aquitaine, piloté nationalement par l’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) et localement par le Comité d’Études et d’Informations sur les Drogues (CEID) de Bordeaux. Avant ma thèse, j’ai réalisé une licence de sociologie à l’Université de Bordeaux, puis un master en sociologie comparative et sciences du politiques à Sciences Po Bordeaux.

 

Thèmes de recherche

  • drogues
  • genre
  • déviance
  • usage-revente
  • interactionnisme
  • sociologie relationnelle
  • méthode qualitative

Recherche en cours

Je travaille actuellement dans plusieurs projets de recherche en santé publique à l’ISPED, parmi lesquels le projet ECIAE, qui vise à évaluer une intervention de réduction des risques liés à l’usage d’alcool ; VITAE, qui compare l’efficacité de trois projets de réduction des risques liés à l’alcool ; et 5AQUITN, un projet de recherche sur le sevrage tabagique des femmes enceintes. Je suis également investie dans différents réseaux de recherche sur les usages et ventes de substances illicites, et sur le genre.

Responsabilités scientifiques et institutionnelles

  • Coordinatrice scientifique et technique du dispositif TREND Nouvelle-Aquitaine
  • Membre du comité de pilotage du groupe de projet MAAA’Elles, sur la prise en charge des femmes en situation de grande précarité présentant des conduites addictives et fréquentant les accueils de jour des services de soin et de réduction des risques liés aux usages de drogues
  • Membre du comité scientifique du projet de recherche canadien Pratiques de consommation des usagers quotidiens de cannabis (PUQC) à l’Institut National de Santé Publique du Québec (INSPQ).

Enseignement

  • Cours sur la Promotion de la santé dans l'UE ePROM101 pour les M1 Santé Publique en EAD (ISPED) - de décembre 2022 à mars 2023 (20h)
  • Cours sur l'Intervention en promotion de la santé dans l'UE ePROM203 pour les M2 Santé Publique en EAD (ISPED) - de décembre 2022 à mars 2023 (35h)
  • TD Service Sanitaire avec les étudiants en médecine (ISPED) - de novembre 2022 à janvier 2023 (12)
  • Cours de sociologie-anthropologie pour les première années en ergothérapie (Institut des Métiers de la Santé) - de novembre à décembre 2022 (24h)
  • Cours Santé, Maladie, Société (ISPED) pour les M2 Promotion de la Santé - d'octobre à décembre 2022 (12h)
  • Cours de psychologie sociale à l'Institut Régionale du Travail Social (IRTS) - depuis janvier 2020 (150h)
  • Cours sur le plaidoyer dans l'enseignement Démarche Probante et Transfert de Connaissances (ISPED) - novembre 2022 (2h)
  • Cours de sociologie de la famille à l'IUT Bordeaux Montaigne - parcours Diplôme d'État en Médiation Familiale (DEMF) - de novembre 2019 à juin 2021 (10,5h)
  • Mission Complémentaire d'Enseignement (MCE) à l'Université de Bordeaux, département de sociologie - de septembre à novembre 2020 (64h) - TD Faits et Analyses / TD Auteurs et Textes / TD Documents et Synthèses / TD Connaissances du Monde Professionnel
  • TD Question et Argumentation à l'Université de Bordeaux, département de sociologie - de février à mai 2020 (20h)

Principales publications

Ouvrage scientifique (1)

Germes, J. Künkel, E. Langlois, S. Perrin, R. Scavo, Les espaces genrés des drogues. Parcours dans la fête, l’intimité et la réduction des risques, Éditions Le Bord de l’Eau, 2022, 264p

https://www.decitre.fr/livres/les-espaces-genres-des-drogues-9782356878519.html

Les perceptions des drogues et des problèmes qui y sont associés est biaisée en faveur d’une représentation androcentrée et cis-hétéronomée. Dans l’imaginaire et les discours publics, les femmes, personnes queers et trans sont considéré-e-s comme des exceptions – soit implicitement abstinent-e-s, soit avec des conduites à haut risque comme les travailleuses du sexe, les mères toxicomanes, les femmes agressées dans les fêtes ou les chemsexeurs gays. Ces représentations sont partagées et parfois amplifiées par les politiques publiques de lutte contre les stupéfiants, les pratiques ordinaires de la police ou encore les professionnel-les en charge de la prévention et de la réduction des risques. En questionnant les constructions de genre autour de la consommation de drogue et d’alcool, cet ouvrage vise aussi à sortir de l’implicite neutralité des dispositifs institutionnels, à se détacher de la dichotomie simplificatrice entre espaces publics et privés pour privilégier des analyses fines des espaces, spatialités et enjeux spatiaux. Les contributions de cet ouvrage dévoilent ces biais de perception et dessinent une nouvelle géographie des drogues en montrant l’ancienneté et la variété des consommations féminines et LGBTIQ de drogue et d’alcool. Traversant plusieurs contextes sociaux, une variété de lieux et de villes, il contribue à rendre visible les pratiques et leurs significations ainsi que les luttes et rapports sociaux de pouvoir qui les accompagnent.

 

Articles scientifiques dans des revues à comité de lecture (2)

 

Perrin, Sarah, Bertrand, Karine, Langlois, Emmanuel. « Avoiding the stigma. A qualitative study of socially included women’s experiences of drug use and dealing, health services and the police in France », International Journal of Drug Policies, vol. 87, 2021, DOI : https://doi.org/10.1016/j.drugpo.2020.102850

The figure of drug user and dealer is stigmatized, linked to violence and illness. This is due to a reductionist discourse which implements othering processes generating scapegoat figures in the drug world. All drug users and sellers are assimilated with these spoiled identities in the media or in drug policies, while the reality is much more diverse. This article draws on relational sociology to focus on figures who are the antithesis of stereotypes: socially integrated women who use or sell drugs (WUSD) and are invisible to the health and control enforcement agencies. By seeking to avoid the stigma of the drug user’s and dealer’s identities, how do socially included WUSD distance themselves from the control enforcement agencies and health institutions? This qualitative research is based on 26 semi-structured interviews conducted with socially included WUSD in France. Participants were recruited using a snowball sampling strategy. It appears that the participants normalized their drug use and integrated it into their professional and personal lives. Some were drug user-dealers and had social supply practices, selling the drugs they used to their friends in order to finance their consumption. None of the participants have ever been in contact with harm reduction and addiction services, both because they do not identify with the users of these services, and because these services are not designed to support this population. With the police, the participants play gender games and show their social inclusion to protect themselves from arrest. In both cases, the stigmatized figure of the drug user and drug seller alienate the participants from the health systems and control enforcement agencies. One of the consequences of the othering process is the invisibility of those who do not want to be identified as “others” by the health and law enforcement services. Rethinking drug policy is essential to reach populations that may need information and support.

 

Perrin, Sarah. « Femmes et dealers. Une recherche de terrain au sein du deal de classes moyennes bordelais », Psychotropes, vol. vol. 24, no. 1, 2018, pp. 15-37. DOI : https://doi.org/10.3917/psyt.241.0015

Cet article propose d’étudier les situations de femmes socialement insérées dans le deal de stupéfiant bordelais. Être une femme dans le deal implique plusieurs avantages : cela permet de tirer parti de stéréotypes positifs et d’avantages sexués à la fois dans l’achat, la vente de stupéfiants et face à la police. Mais c’est aussi s’exposer à de nombreux risques. En tant que minorité sexuée au sein d’un milieu social perçu comme dangereux, les femmes doivent sans cesse prendre garde à ce que leur genre ne soit pas perçu comme un facteur de vulnérabilité physique et psychologique. Elles doivent faire face à une menace diffuse de violence et courent plus souvent le risque de se faire escroquer. Elles mettent donc en place des stratégies pour être reconnues comme des membres à part entière de cette activité illicite. Elles ressentent également un double décalage, du fait de leurs positions à cheval sur plusieurs univers sociaux : le monde des stupéfiants et les autres sphères légitimes de leurs vies sociales.

Chapitre dans un ouvrage collectif scientifique (1)

Perrin, Sarah, « Couples et drogues. L’influence des drogues sur le choix du partenaire, les dynamiques conjugales et les séparations », in M. Germes, J. Künkel, E. Langlois, S. Perrin, R. Scavo, Les espaces genrés des drogues. Parcours dans la fête, l’intimité et la réduction des risques, Éditions Le Bord de l’Eau, 2022 – https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03669707

Sarah Perrin plonge dans les spatialités intimes du couple et de la sexualité et explique comment certains couples se construisent, depuis la rencontre (souvent en contexte festif) jusqu’à la séparation, autour de consommations communes. Son travail, qui porte sur de jeunes couples hétérosexuels en France et au Québec, interroge les rapports de genre et les harmonies ou décalages conjugaux dans le rapport aux drogues – l’intimité du couple nouée autour des drogues infuse une multitude d’espaces, depuis les lieux festifs de la rencontre à celui du lit partagé et du domicile commun, jusqu’aux spatialités de l’achat et parfois de la vente

Rapports scientifiques (4)

Sarah Perrin, Aurélie Lazes-Charmetant, Jean-Michel Delile, « Phénomènes émergents liés aux drogues. Tendances récentes sur les usages de drogues à Bordeaux en 2020 », Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies, Tendances Récentes et Nouvelles Drogues, 2021 – https://www.ofdt.fr/ofdt/fr/trend/bord20.pdf

En 2020, du fait de la crise sanitaire, le recueil de données a été perturbé. À la place des groupes focaux et entretiens collectifs, ont été réalisés six entretiens collectifs avec des acteurs du champ sanitaire et seize entretiens individuels auprès d’acteurs de l’application de la loi et du champ sanitaire. Ont également été mobilisées trois notes de synthèse portant sur l’espace de la marginalité urbaine et l’espace festif réalisées par les chargées d’observation ethnographique ; deux notes TREND-COVID réalisées par Aurélie Lazes-Charmetant et Jean-Michel Delile ; un questionnaire espace festif complété par une association de réduction des risques intervenant en contextes festifs alternatifs dans toute la région Nouvelle-Aquitaine ; et 77 collectes SINTES de produits présentant un caractère rare ou nouveau. En 2020, malgré la crise sanitaire et les diverses mesures en découlant, les produits sont restés relativement disponibles en Nouvelle-Aquitaine. Des fluctuations de prix ont été constatées, et les saisies ont diminué, mais les usagers ont pu continuer à s’approvisionner. Les violences liées au trafic se sont poursuivies, et on a vu apparaître des arnaques aux cannabinoïdes de synthèse. Les usagers des espaces festifs se sont adaptés aux contraintes imposées par la crise et se sont repliés vers les soirées privées. De manière logique, les soirées en espace festif alternatif et les usages de drogues en leur sein ont diminué. Les usagers en situation de grande marginalité, sans domicile fixe, ont été particulièrement visibles pendant les confinements, de même que leurs consommations. Les consommations de médicaments ont augmenté. Les tensions autour des Mineurs Non Accompagnés ont perduré.

 

Perrin, Sarah, « Tendances Récentes et Nouvelles Drogues. Bordeaux. Synthèse des résultats 2020 », Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies, 2021 – https://www.ofdt.fr/ofdt/fr/trend/syntheseTREND2020_Bordeaux.pdf

Ce document de quatre pages résume les points principaux développés dans le rapport « Phénomènes émergents liés aux drogues. Tendances récentes sur les usages de drogues à Bordeaux en 2020 », présente le dispositif TREND de l’OFDT ainsi qu’un tableau des prix des principaux produits répertoriés sur le site de Bordeaux en 2019.

 

Perrin, Sarah, Lazes-Charmetant, Aurélie, Delile, Jean-Michel. « Phénomènes émergents liés aux drogues. Tendances récentes sur les usages de drogues à Bordeaux en 2019 », Tendances Récentes et Nouvelles Drogues, Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies, 2020. https://www.ofdt.fr/ofdt/fr/trend/bord19.pdf

Le dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND) de l’OFDT s’appuie sur un réseau de huit coordinations implantées à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Paris, Rennes et Toulouse. Celles-ci mettent en œuvre des outils d’enquête qualitatifs (observations ethnographiques, groupes focaux, entretiens individuels et collectifs…), afin de repérer, documenter et contextualiser les phénomènes émergents et les tendances récentes en matière de drogues illicites et de médicaments détournés. Elles recueillent leurs informations auprès d’acteurs (usagers, professionnels ou intervenants associatifs du secteur socio-sanitaire, forces de l’ordre, etc.) dont l’ancrage local contribue à une meilleure compréhension des spécificités territoriales. Deux espaces particulièrement concernés par les usages de produits psycho-actifs sont investigués : l’espace de la marginalité urbaine (rue, squats, zones de deal, structures de réduction des risques et d’addictologie) et l’espace festif techno regroupant la scène alternative (free parties) et commerciale (clubs, discothèques, bars). Chaque site participe également, par ses collectes de produits et par la transmission de signaux d’alerte, au système d’identification national des toxiques et des substances (SINTES) qui assure une veille sur des produits nouveaux ou inhabituellement dangereux et sur le contenu toxicologique des substances en circulation. La coordination du site de Bordeaux est confiée à l’association CEID Addictions. En 2019, les phénomènes marquants à Bordeaux sont notamment la hausse des demandes de traitement du public géorgien, l’augmentation de l’injection de méthadone gélule et de méthylphénidate, la diversification des consommateurs et augmentation des consommations de kétamine dans l’espace festif, les tensions autour des Mineurs Non Accompagnés, la très forte disponibilité de la cocaïne, l’utilisation des réseaux sociaux comme supports publicitaires pour les vendeurs, les interrogations des professionnels et usagers autours du CBD, et la « mode » du protoxyde d’azote.

 

Perrin, Sarah, Lazes-Charmetant, Aurélie, Delile, Jean-Michel. « Tendances Récentes et Nouvelles Drogues. Bordeaux. Synthèse des résultats 2019 », Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies, 2020.   

https://www.ofdt.fr/ofdt/fr/trend/syntheseTREND2019_Bordeaux.pdf

Ce document de quatre pages résume les points principaux développés dans le rapport « Phénomènes émergents liés aux drogues. Tendances récentes sur les usages de drogues à Bordeaux en 2019 », présente le dispositif TREND de l’OFDT ainsi qu’un tableau des prix des principaux produits répertoriés sur le site de Bordeaux en 2019.

 

 

Autres publications scientifiques (2)

Perrin, Sarah. « Consommatrices de drogues », dans Hervé Guillemain (dir.), DicoPolHiS, Le Mans Université, 2022 (rediffusion dans La Lettre du RESPADD n°42, avril 2022)

http://dicopolhis.univ-lemans.fr/fr/dictionnaire/c/consommatrices-de-drogues.html

Les femmes usagères de drogues ont souvent été la cible des politiques publiques. Au XVIIe siècle en Grande-Bretagne, les autorités religieuses et laïques tentent de réprimer les consommations féminines de gin, estimant que l’alcool éloigne les femmes de leurs devoirs maternels. À la fin du XIXe siècle en France, la morphinée est considérée comme une décadente qui contrarie les normes de genre en s’administrant une substance qui porte atteinte à un corps destiné à la procréation. Les femmes usagères de drogues ont longtemps été considérées comme contre-nature. Il était inconcevable qu’une femme puisse aller à l’encontre des normes sociales : si elle le faisait, son comportement était jugé comme pathologique. Les femmes consommatrices de drogues ont donc longtemps constitué un impensé scientifique et social. Actuellement, les statistiques policières et sanitaires peuvent laisser penser que les milieux des usages de drogues sont masculins. Cependant, ces chiffres ne reflètent pas la féminisation des usages de drogues. L’écart entre les données auto-déclaratives et les statistiques sanitaires et répressives est dû au fait que ces dernières sont bien davantage le reflet des activités de la police et des groupes jugés problématiques par les pouvoirs publics que de la réalité sociale. Les consommations de substances féminines sont souvent analysées sous le prisme de la maternité ou du travail du sexe. Les motivations à la consommation des femmes sont davantage analysées sous l’angle psychopathologique. L’inexistence de cadrage théorique autour du genre dans ces recherches pousse à remettre en question plusieurs des résultats rapportés. Comme les buveuses de gin ou les morphinées, les femmes consommatrices de drogues sont aujourd’hui encore trop souvent considérées sous le prisme de stéréotypes de genre. Elles sont mamans ou putains, des corps reproducteurs ou sexuels avant d’être des individus. On sait pourtant que l’usage de drogues féminines peut être, pour certaines, un moyen de s’émanciper et de s’affirmer, comme l’ont fait les garçonnes après la Seconde Guerre Mondiale ou les femmes du mouvement hippie. Prendre en compte les spécificités de genre dans les usages de drogues est essentiel, mais l’enjeu est de le faire d’une manière qui ne soit pas stigmatisante, en se décentrant du regard naturalisant porté sur les femmes consommatrices.

Perrin, Sarah. « The Genders of Urban Drug Policies : second Event in the “Drugs, Genders, Cities” cycle », translated by Zoe McNamee, Governing the Narcotic City, Newsletter Summer 2021

https://narcotic.city/governing_wp/wp-content/uploads/2021/09/GONACI-Newsletter_summer-2021.pdf

January 21, 2021, marked the second event of the “Drugs, Genders, Cities” conference cycle. Given the public health situation, the event was held via videoconference. From 14:30 to 16:30 there was a conference chaired by Sarah Perrin of the Centre Emile Durkheim featuring contributions from three young researchers. From 19:00 to 20:00 Anne Coppel led a participative conference on those left behind by risk reduction, chaired by Alice Magot of the Université Populaire de Bordeaux. Several themes were raised : the gender of urban drug policies, with Elsa Koerner, Maïa Neff and Florent Schmidt ; and with Anne Coppel, the left-behinds of risk reduction. She explained how female drug users and prostitutes emerged confronted with AIDS, who were the pioneers of harm reduction and which were the obstacles to the development of services offered to women. Anne Coppel concluded with a promotion of research on drug use according to gender.