Hélène Combes est directrice de recherche au CNRS rattachée au CERI Sciences Po Paris. Elle a dirigé la revue Critique internationale entre 2017 et 2023 et coordonné son numéro 100 « 25 ans de politique comparée ».
Elle est membre de la direction de l’AFSP depuis 2017 et du comité scientifique de la Casa de Velázquez depuis 2018. Elle a été chercheure ou professeure invitée aux Etats-Unis (Université de Columbia), en Espagne (Université de Salamanque, Université Pablo de Olavide), en Argentine (Université de Mar de Plata), au Chili (Universidad de Chile), au Mexique (UAM, UNAM, TEC de Monterrey).
Spécialiste des partis et des mouvements sociaux, elle a travaillé sur les relations entre ces derniers (Faire parti. Trajectoires de gauche au Mexique (Karthala, 2011)). Elle a aussi écrit plusieurs ouvrages sur l’étude des mouvements sociaux (Pensar y Mirar la protesta (coordonné avec Sergio Tamayo et Michael Voegtli, Ediciones de la UAM, 2015) ; Les lieux de la colère. Contester de Madrid à Sanaa (coordonné avec David Garibay et Camille Goirand ; Karthala, 2016)). Son travail sur le militantisme dans les quartiers populaires en Amérique latine l’a amené à s’intéresser aux controverses sur les pratiques populaires du politique (Repères sur la Sociologie du clientélisme (avec Gabriel Vommaro, La Découverte, 2016, traduction vers l’espagnol : Siglo XXI, 2017)). Elle a aussi travaillé sur l’intrication entre phénomènes festifs et politiques en Andalousie (La feria de Séville. Une fête populaire à guichets fermés, Etude du CERI).
En mai 2024, Hélène a publié un ouvrage intitulé De la rue à la présidence. Foyers contestataires à Mexico (CNRS Editions). Ce travail s'inscrit dans sa réflexion déjà ancienne sur les relations entre partis et des mouvements sociaux.

autour de son ouvrage De la rue à la présidence. Foyers contestataires à Mexico (CNRS Editions, 2024)

De Maïdan à Nuit debout, les années 2010 ont été secouées par les mouvements d’occupation de l’espace public. Tous ont suscité une même question sur leurs débouchés politiques concrets. À cet égard, le cas du Mexique apporte un décalage éclairant. La contestation du résultat des élections présidentielles de 2006 donne en effet lieu à un vaste campement contestataire installé au cœur de Mexico durant 48 jours, initiant une dynamique qui débouche, douze ans plus tard, sur l’accession au pouvoir d’Andrés Manuel López Obrador.
Année après année, Hélène Combes a suivi nombre de protagonistes de ce mouvement. Son enquête revient sur les principales étapes de sa structuration – du tour du Mexique entrepris par Obrador à la création du parti Morena, en passant par la constitution de brigades de militantes ou la mise sur pied d’un journal. En retraçant les trajectoires politiques et sociales de quatre protagonistes, représentatifs de différents foyers de contestation au sein d’une des plus grandes villes du monde, elle met en lumière les modalités de mobilisation croisant classes, genres, territoires et structuration du champ politique.