
Retour sur les récentes mobilisations sociales et perspectives
Depuis une dizaine d'année les mouvements sociaux semblent éruptifs. "Nuit Debout", "Gilets jaunes", "Bloquons tout" semblent surprendre les éditorialistes par leur organisation, leurs revendications et leurs modes d'action. Loin d'être une spécificité française, elle s’inscrivent dans le sillage des "mouvements de place" des années 2010, qui ont contesté les politiques d'austérité et revendiqué davantage de démocratie de par le monde.
Comment, aujourd'hui, ces mouvements sociaux articulent-ils la question écologique aux demandes démocratiques et de justice sociale ? Sont-ils réellement désorganisés et sans revendications identifiables ? Quelles réponses les autorités déploient-elles devant ces innovations protestataires ?
Ce café recherche vous invite à échanger avec deux spécialistes des mouvements sociaux et actions collectives, autour des caractéristiques de ces contestations, de leurs singularités et de leurs développements.
- Magali Della Sudda, directrice de recherche CNRS au Centre Émile Durkheim, est spécialiste des mobilisations. Sa thèse montre comment l’Église catholique a fait entrer les femmes conservatrices dans la civilisation électorale en France et en Italie. Elle a coordonné l’enquête auprès des Gilets jaunes (ANR GILETSJAUNES) et le projet « Doléances » (2025-2028). Parmi ses publications, Les Nouvelles femmes de droite, éclaire le militantisme de femmes dans les droites radicales
- Elisabeth Godefroy est doctorante en science politique au Centre Émile Durkheim, ATER à Sciences Po Bordeaux et membre du projet ANR "Gilets jaunes : approches pluridisciplinaires des mobilisations et politisations populaires". À partir d'une enquête de terrain menée auprès des participant·es mobilisé·es à Paris, sa thèse éclaire les processus de politisation du mouvement et par le mouvement des Gilets jaunes.