Arrivée : Léa Guichard

Léa Guichard

Léa Guichard débute une thèse de sociologie dirigée par Thierry Berthet et Claire Bidart intitulée : Au-delà de la prostitution : les parcours juvéniles entre sociabilités, scolarité et sexualités transactionnelles (titre provisoire)

Je m’appelle Léa Guichard. Je suis doctorante en sociologie. J’ai commencé mon doctorat en janvier 2024, au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (Aix-en-Provence) et j’intègre le Centre Émile Durkheim pour ma 4ème année de thèse. Cette dernière est co-dirigée par Thierry Berthet et Claire Bidart, et elle s’inscrit dans le projet de recherche ANR sur le Travail des lycéen·nes et les trajectoires scolaires.

J'ai fait une licence Lettres, parcours renforcé Sciences Po, à l'Université de Poitiers, puis un Master Genre, Égalité et Politiques Sociales à l'Université Jean Jaurès de Toulouse. Mon mémoire de recherche portait déjà sur les rapports sociaux de sexe dans l'escorting, sous la direction de Jean-Yves Le Talec.

Avant de me lancer dans la recherche, j'ai travaillé plusieurs années dans le champ des droits des femmes et de l'égalité : au Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes, à la Fédération Nationale des CIDFF comme conseillère technique sur les violences et la parentalité, puis comme collaboratrice parlementaire à l'Assemblée nationale. J'ai ensuite piloté des programmes d'égalité des chances au Labo sociétal de Centrale Méditerranée, avant de rejoindre le LEST en janvier 2024 pour démarrer ma thèse. Ce parcours dans l'associatif et l'action publique nourrit directement mon approche scientifique et mon sujet de thèse.

Ma thèse porte sur les parcours sexuels transactionnels juvéniles. 
Depuis plusieurs années, on observe une hausse des pratiques prostitutionnelles chez les mineur·es. Leurs âges, correspondant aux années collège et lycée, interrogent l'articulation entre pratique prostitutionnelle et scolarité. Si un parcours scolaire compliqué est souvent mis en avant, le rapport de causalité avec les difficultés scolaires ne peut expliquer à lui seul l'entrée dans une forme de sexualité transactionnelle. En adoptant une approche processuelle croisée avec une analyse des réseaux de sociabilité, cette thèse montre que les trajectoires se construisent progressivement, au fil des rencontres et des intermédiaires, dans un continuum de sexualités transactionnelles dont la prostitution n'est qu'une forme parmi d'autres. À partir d'ateliers collectifs menés auprès de 135 jeunes âgé·es de 13 à 26 ans et de 34 entretiens biographiques, il s'agit de comprendre les processus d'entrée des jeunes dans ces parcours.



Publiée le 16 septembre 2026

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