ETPAF

Le projet en bref

Enquête sur la transmission précoce des appartenances au sein de la famille
Année de début : 2020 Année de fin : 2025 Porteur·se(s) du projet : Sophie Duchesne

Présentation de l'enquête

Enquête sur la transmission précoce des appartenances au sein de la famille

Crise écologique, multiplication des mouvements sociaux, baisse de la participation politique traditionnelle et montée de l'abstention - sans parler de la crise du COVID-19 et de toutes ses conséquences à venir : la plupart des pays rencontrent des difficultés majeures qui mettent à l'épreuve l'engagement des citoyennes et des citoyens au service du bien commun. Ces engagements se nourrissent des sentiments d'appartenance qui génèrent le sens de la responsabilité et de la solidarité envers ses concitoyen·nes, mais aussi parfois des tendances à la compétition, sinon l'exclusion à l'égard des autres, celles et ceux qui n'appartiennent pas à la même commune, la même région, la même nation, le même continent.
Notre enquête porte sur des enfants de 5-6 ans, considérés dans leur contexte familial. Il s’agit d’observer comment ils/elles apprennent à se repérer par rapport aux différents niveaux d’organisation et de solidarité collectives : le quartier, la ville, la région, le pays, le monde…
Elle consiste en trois séances de 2 h où deux chercheuses de l’équipe viennent au domicile de l’enfant afin de réaliser des activités avec lui/elle ainsi qu’avec son ou ses parent(s). Toutes les configurations familiales nous intéressent. Ces échanges et activités porteront sur l’histoire de la famille et la place que l’enfant y occupe ; sur la façon dont chacun.e interprète l’environnement familial. Les différentes activités seront détaillées lors du premier entretien et la dernière séance sera l’occasion de présenter et de discuter ensemble les analyses de l‘équipe. Les trois séances seront enregistrées puis retranscrites : ces enregistrements et leurs transcriptions constitueront les données sur lesquelles l’équipe va travailler.
Les trois séances seront enregistrées puis retranscrites par Roland Guénier (ACCINFO) : ces enregistrements et leurs transcriptions constitueront les données sur lesquelles l’équipe va travailler.

Traitement des données

Nous ferons deux types d’usage des données rassemblées dans le cadre de cette enquête. Nous allons d’une part les analyser et publier dans des revues et collections scientifiques les interprétations que nous en faisons. D’autre part, nous nous appuierons sur ces données et leurs analyses pour présenter, en dehors de l’université, la démarche et les résultats de l’enquête, afin qu’ils soient accessibles au plus grand nombre.

Mais dans tous les cas, aucune communication ou publication ne fera mention de l’identité (nom, lieux, détails permettant de les identifier) des personnes ayant participé à l’enquête (adultes et enfants).

Partage et conservation des données

Seules les membres de l’équipe de recherche auront accès aux données durant l’enquête et son traitement.

Les données sont conservées sur des supports protégés par les membres de l’équipe de recherche jusqu’à la fin de sa publication. Après quoi, les données seront archivées et pourront éventuellement faire l’objet, à l’avenir, de nouvelles analyses par d’autres équipes de recherche, sauf si les familles concernées ne le souhaitent pas.

Base juridique

La collecte et l’usage des données dans les laboratoires de recherche obéit aux Règlement général de protection des données personnelles (RGPD, en vigueur depuis mai 2018), sous couvert de leur mission de service public. Les participant·es y contribuent librement, ils/elles sont informé.es de ce que nous faisons dans le cadre de cette enquête et de leurs droits au sujet des données qui les concernent.

Droits des enquêté.es

La participation à cette enquête est donc libre et consentie. Étant donné l’investissement que cela représente pour les familles (trois séances de travail avec les chercheuses préparées en famille), un dédommagement de 200€ est prévu. Il est versé sous forme de bons d’achat multi-enseignes (chèque Kadéos Infini). Pour que nous puissions pleinement analyser ces données, il est très important pour nous que chaque famille aille au terme de ces trois séances. Mais si, pour une raison ou une autre, une famille souhaite arrêter sa participation avant la fin, il lui sera toujours possible de le faire.

Le consentement de chaque participant·e à l’enquête est formellement demandé avant que celle-ci commence. Par ailleurs, chaque participant.e peut à tout moment poser des questions à propos de l’enquête, demander à ce que les données le/la concernant lui soient communiquées, voir demander à les modifier ; ou plus largement échanger avec l’équipe de recherche en écrivant à la responsable de l’enquête (cf. adresse ci-contre).

Ils/elles peuvent contacter directement le Délégué à la Protection des Données à l’adresse suivante :

→ DPD, 2 rue Jean Zay – Bâtiment Ariane 4, 54519 Vandoeuvre-lès-Nancy Cedex
→ dpd.demandes@cnrs.fr

A noter enfin qu’il leur est possible de déposer une plainte auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) si elles ont le sentiment que leurs droits n’ont pas été respectés,

→  en ligne sur le site de la CNIL (https://www.cnil.fr)
ou en écrivant à l’adresse suivante :
→ CNIL, 3 Place de Fontenoy, TSA 80715, 75334 Paris Cedex 07

Financement

Mis en œuvre par des membres du CNRS et de l’Université de Bordeaux, soutenu par le Centre Émile Durkheim, le projet bénéficie également de financements apportés par :

  • CRNA (septembre 2020 – août 2023)
  • Département des études de la prospective et des statistiques du Ministère de la culture (DEPS – convention avril 2020-mars 2024)
  • INJEP (contrat février-décembre 2020)
  • Département Changes de l’Université de Bordeaux (année 2020).

 

Membres de l'équipe

Université de Bordeaux et/ou Sciences Po Bordeaux

Centre Emile Durkheim : 

  • Sophie Duchesne (Sciences Po Bordeaux)
  • Maylis Ferry (Sciences Po Bordeaux)
  • Louisa McDonald (Sciences Po Bordeaux)
  • Joëlle Perroton (Université de Bordeaux)
  • Claire Schiff (Université de Bordeaux)
  • Isabelle Rigoni (INSHEA)

Laboratoire de psychologie : 

  • Véronique Rouyer (Université de Bordeaux)
  • Corinne Ponce (Université de Bordeaux)
  • Stéphanie Constans (Université de Bordeaux)

Laboratoire Culture et diffusion des savoirs

  • Julie Pinsolle (Université de Bordeaux)

Université Saint Louis Bruxelles (Belgique)

  • Florence Delmotte (CRESPO)

Avec les conseils de :

  • Alexandre Jaunait, co-auteur de Introduction aux études sur le genre, De Boeck, 2008 (3e édition à paraître, octobre 2020).
  • Maroussia Raveaud, auteure de De l’enfant au citoyen : la construction de la citoyenneté à l’école en France et en Angleterre, PUF, 2006
  • Katharine Throssell, auteure de Child and Nation. A Study of Political Socialisation and Banal Nationalism in France and England. PIE Peter Lang, 2015

Communication et publications

Publications

  • Florence Delmotte, Sophie Duchesne, Maylis Ferry, Louisa McDonald, « Banal nationalism for babies ? Investigating the early transmission of national habitus to children in the family », Norman Gabriel, Tatiana Landini (ed.), Processes of Learning and Education – an Eliasian Perspective : contribution à paraître en 2022.
  • Maylis Ferry, Louisa McDonald et Sophie DuchesnePremière note d’étape du projet ETPAF : Compte-rendu de l’enquête exploratoire, rapport pour le Département des études de la prospective et des statistiques (DEPS) du Ministère de la Culture, 30 juin 2021.
  • Sophie Duchesne, Maylis Ferry, “Is time ‘on the side of change’? Incorporating the GDPR in (some of) our research practices”, Bulletin of Sociological methodology/Bulletin de Méthodologie Sociologique, 150, 2021, p. 106-124.
  • Sophie Duchesne et Maylis FerryLes jeunes parents, premier rouage du nationalisme banal ?, Rapport sur les entretiens exploratoires de l’Enquête sur la Transmission Précoce des Appartenances au sein de la Famille (ETPAF) pour l’INJEP, décembre 2020.

Communications

  • Sophie Duchesne et Maylis Ferry, « Comment les parents transmettent-ils/elles la nation ? ou comment gérer le crash d’une hypothèse dès les premiers moments du terrain », 14ème séance des ateliers du REPPAMA, INED. 7 octobre 2021
  • Sophie Duchesne, Maylis Ferry, « Comment le nationalisme vient aux enfants », Seminar Les sciences sociales en question : grandes controverses épistémologiques et méthodologiques, Sciences Po, 2020.
  • Florence Delmotte, Sophie Duchesne, Maylis Ferry, Louisa McDonald, « Enquête au cœur du nationalisme : la transmission précoce des appartenances au sein de la famille », Séminaire du CReSPo, Université Saint-Louis, Bruxelles, 2021.

Workshop d’équipe

  • « Soutiens théoriques pour penser la transmission des appartenances : Billig, Elias, Malrieu », Sciences Po Bordeaux, 2021.
  • Sophie Duchesne, Maylis Ferry, Louisa McDonald, « It’s a small world ? La contribution des produits culturels pour les petits au nationalisme banal », Colloque international ‘Enfance + Culture = Socialisation. La socialisation culturelle des enfants’, Département des études, de la prospective et des statistiques du Ministère de la culture, Centre George Pompidou, Université Paris 8, En ligne, 2021.

 

Mots-clés

ETPAF, nationalisme, appartenance, socialisation, enfance, famille, identité