Comprendre les inégalités selon l’âge dans l’accès aux thérapies innovantes en cancérologie

Le projet en bref

Année de début : 2020 Année de fin : 2023 Porteur·se(s) du projet :

Présentation de l'enquête

Nous voulons comprendre la place des thérapies innovantes chez les personnes âgées atteintes d’un cancer. Pour cela, trois axes de travail seront développés :

  1. comprendre quels sont les critères de décision pour exclure ou inclure une personne âgée dans un essai et ou lui favoriser l’accès ou non à une thérapie innovante.
  2. reconstruire les itinéraires thérapeutiques des patient·e·s pour déterminer le niveau de participation des patients à la décision et leurs représentations de l’accès des personnes âgées aux traitements innovants.
  3. étudier comment l’Etat et les autorités sanitaires pensent et mettent en œuvre les soins et l’accès aux innovations chez les patient·e·s âgé·e·s en oncologie. Nous souhaitons aussi travailler sur les représentations des personnes âgées dans  l’industrie pharmaceutique.

Nous observerons des consultations d’oncologie et d’oncogériatrie et des réunions de concertation pluridisciplinaire. Ces observations seront complétées par des entretiens semi-directifs avec : 1/ 15 médecins oncologues ou oncogériatres (recrutés dans chacune des structures enquêtées), 2/ 30 patients âgés (homme ou femme, de 70 ans et plus, atteints de tous cancers et qui bénéficient d’un traitement innovant ou qui sont dans un essai qui a recours à une thérapie innovante, ils seront recrutés dans chacune des structures enquêtées et seront si possible interrogés à leur domicile), 3/ 15 institutionnels (niveau international : Union Européenne…, niveau national : HAS, INCa…, niveau local : ARS…) et industriels seront choisis pour leur rôle dans la mise en œuvre des soins et de l’accès aux innovations chez les patients âgés en oncologie. Nous travaillerons avec des structures de soins de trois départements de la Nouvelle Aquitaine (Gironde, Dordogne et Deux -Sèvres).

Traitement des données

D’une part, nous publierons nos analyses dans des revues scientifiques et les présenterons des colloques nationaux et internationaux. D’autre part, nous nous appuierons sur ces données et leurs analyses pour présenter, en dehors de l’université, la démarche et les résultats de l’enquête, afin qu’ils soient accessibles au plus grand nombre et en particulier aux patients, aux équipes de soins, responsables d’Agences d’Etat et industriels.

Mais dans tous les cas, aucune communication ou publication ne fera mention de l’identité (nom, lieux, détails permettant de les identifier) des personnes ayant participé à l’enquête (patient·e·s, professionels de santé, représentants d’Agences d’Etat et industriels).

Partage et conservation des données

Seules les membres de l’équipe de recherche auront accès aux données durant l’enquête et son traitement.

Après avoir été codé pour respecter leur anonymat, chaque entretien sera retranscrit et saisi informatiquement avant l’analyse manuelle des données.  Les données retranscrites seront conservées jusqu’à la réalisation du rapport final et la publication des résultats de la recherche.

Base juridique

La collecte et l’usage des données dans les laboratoires de recherche obéit aux Règlement général de protection des données personnelles (RGPD, en vigueur depuis mai 2018), sous couvert de leur mission de service public. Les participant.es y contribuent librement, ils/elles sont informé.es de ce que nous faisons dans le cadre de cette enquête et de leurs droits au sujet des données qui les concernent.

Le protocole a été soumis au pôle Ethique du CHU de Bordeaux et au DPO de l’Université de Bordeaux.

Droits des enquêté.es

La participation à cette enquête est libre et consentie. Le consentement de chaque participant·e à l’enquête est formellement recueilli avant que celle-ci ne commence. A cette fin, nous remettrons une notice d’information à chacun des groupes d’acteurs enquêtés, expliquant les objectifs de la recherche et précisant leurs droits ainsi que l’usage qu’il sera fait des données recueillies, et nous recueillerons oralement leur non-opposition. Il leur sera aussi précisé qu’ils peuvent à tout moment revenir sur leur consentement sans avoir à se justifier et décider de plus participer à un entretien ou, dans le cadre des observations de consultations, demander à ce que la chercheuse laisse le patient seul avec son médecin.

Chaque participant·e peut à tout moment poser des questions à propos de l’enquête, demander à ce que les données le/la concernant lui soient communiquées, voir demander à les modifier ; ou plus largement échanger avec l’équipe de recherche en écrivant à la responsable de l’enquête.

Ils/elles peuvent contacter directement le Délégué à la Protection des Données à l’adresse suivante :

→ DPD, 2 rue Jean Zay – Bâtiment Ariane 4, 54519 Vandoeuvre-lès-Nancy Cedex
→ dpd.demandes@cnrs.fr

A noter enfin qu’il leur est possible de déposer une plainte auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) si elles ont le sentiment que leurs droits n’ont pas été respectés,

→  en ligne sur le site de la CNIL (https://www.cnil.fr)
ou en écrivant à l’adresse suivante :
→ CNIL, 3 Place de Fontenoy, TSA 80715, 75334 Paris Cedex 07

Financement

Mis en œuvre par des membres de l’Université de Bordeaux, soutenu par le Centre Émile Durkheim, le projet bénéficie également de financements apportés par :

  • La Région Nouvelle-Aquitaine
  • Le SIRIC BRIO

Membres de l'équipe

Centre Émile Durkheim :

Béatrice Jacques (dir. Du projet) (MCF sociologie, Faculté de sociologie, Univ. de Bordeaux)

LAM :

A. Tijou-Traoré (post-doctorante) (anthropologue, Chercheuse associée au LAM)

SIRIC BRIO :

P. Soubeyran (Pr, directeur du SIRIC BRIO, dirige le programme prIME – Program for Improved Management of Elders with cancer))

N. Caplet  (Responsable communication, médiation scientifique et implication des patients SIRIC BRIO et animatrice de ASPERON and Co)

Mots-clés

Personnes âgées, accès aux thérapies innovantes, essais cliniques, cancer.