Magali Thonnus

Magali Thonnus

Assistante de gestion administrative et financière

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai intégré depuis un mois l’équipe de gestion du CED, avec la particularité de circuler sur les deux sites : l’IEP, le lundi et le vendredi et la faculté de Sociologie, le mercredi et jeudi. Le mardi, je télétravaille. Je m’occupe des dotations du CNRS et de l’Université de Bordeaux et suis l’interlocutrice privilégiée des doctorant·es.

Quel est ton parcours professionnel ?

ll va probablement vous surprendre car j’ai un Bac S, un BTS d’Analyses biologiques (celui qui permet d’analyser les prélèvements des patient·es), et enfin une Licence professionnelle de Biotechnologies. Ces études m’ont fait entrer à 21 ans à l’INRA de Nantes comme technicienne en Génie génétique, puis j'ai intégré le CNRS où je suis devenue Assistante ingénieure en microbiologie. J’ai donc travaillé 17 ans à la paillasse, auprès de chercheur·ses du laboratoire Microbiologie Fondamentale et Pathogénicité (MFP) sur le site de Carreire. Je m’intéressais en particulier à un parasite africain, responsable de la maladie du sommeil, transmise par la mouche Tsé-Tsé. J’ai apporté mon soutien scientifique et technique à plusieurs projets sur ce parasite. J’ai formé et accompagné les différent·es étudiant·es et post-doctorant·es de mes collègues chercheur·ses et enseignant·es-chercheur·ses. Plusieurs publications témoignent de mon implication et me permettent de tirer beaucoup de fierté d'avoir pu participé à cette aventure, à l’accroissement des connaissances, l’objectif premier de mon employeur, le CNRS.

Lors du premier confinement, j’ai eu l’occasion de faire une sorte de bilan professionnel. S’est imposée à moi l’idée que j’avais « fait le tour » de mon poste et que j’avais aussi envie d’apprendre un nouveau métier. C’était pour moi le moment de sortir de ma zone de confort et d’enrichir mon parcours. Je souhaitais néanmoins rester au service de la recherche.

Avec le soutien du service des ressources humaines, j’ai donc entamé un processus de reconversion professionnelle vers le métier de gestionnaire en laboratoire de recherche. Pour cela, ma collègue administrative Sandrine Guit m’a très gentiment coachée pendant trois mois en m’impliquant dans les activités de gestion du labo MFP. J’ai aussi suivi des formations et appris « dans les livres » un certain nombre de concepts de comptabilité, par exemple. Cela m’a donné de l’assurance pour m’engager sur le poste de gestionnaire à votre service. Je suis très fière d’avoir rejoint votre laboratoire, qui me permet de changer de métier mais aussi d’environnement scientifique. Les sujets de recherche que vous traitez me touchent et j’espère cheminer à vos côtés pendant longtemps pour vous aider à les développer. Je perçois également une grande bienveillance de la part de mes collègues ITA ainsi qu’une très bonne ambiance générale.

Peux-tu nous parler de ton quotidien professionnel ?

Au niveau financier, je gère les dépenses sur la subvention d’État des tutelles UB et CNRS, que l’on appelle aussi la dotation. Cela demande de jongler entre les systèmes informatisés et les interlocuteurs des tutelles du fait de ma mobilité sur les deux sites. En effet, une dépense peut prendre beaucoup de formes (bon de commande, carte achat, réservation d’hôtel, remboursement…) Pour chaque type de dépense, il y a tout d’abord un membre du personnel ou un étudiant·e mais aussi un logiciel, une procédure, des étapes clés et des services dédiés.

Ensuite, je m’occupe des missions sur la dotation, de l’accueil des chercheur·ses étranger·ères (impossible en ce moment) et du suivi des doctorant·es. Pour l’instant, cela se concrétise par l’accompagnement des doctorant·es dans leur demande de financement pour participer aux colloques et écoles d’été. À cette occasion, j’échange beaucoup avec l’école doctorale.

Concernant la logistique je suis impliquée dans l’organisation des futures soutenances de thèse et HDR et des colloques. Le passage du colloque organisé par Samuel Julhe « Vulnérabilités au Travail » en 100 % distanciel et gratuit donne lieu à des problématiques de remboursement dont je m’occupe.

Dans ce contexte, mon but est d’apporter un maximum de souplesse pour pouvoir à terme, gérer de n’importe quel site tout besoin concernant les dotations UB et CNRS. En n’oubliant pas qu’il faut un certain délai pour traiter les demandes et les intégrer dans mon emploi du temps. Je tiens à remercier mes collègues Brigitte Pailley et Dominique Nguyen ainsi que la direction, qui sont très bienveillant·es et font le maximum pour m’aider à reprendre chaque dossier dans de bonnes conditions.

"C’était pour moi le moment de sortir de ma zone de confort et d’enrichir mon parcours. Je souhaitais néanmoins rester au service de la recherche.

Et en dehors de la recherche ?

Au niveau artistique, j’ai beaucoup dessiné et peint, en témoigne mon site perso thonnus.com. J’ai fait l’expérience de deux expositions au cours desquelles j’ai proposé de constituer un tableau à 90 mains. Les visiteur·ses qui le souhaitaient choisissaient une couleur et l’appliquaient sur la toile pré-dessinée où figurait soit un coq, soit un papillon. Des échanges passionnants et un résultat très coloré ! Mes tableaux personnels sont quant à eux, éparpillés chez mes amis et dans ma famille.
J’aime par ailleurs déambuler dans les musées et les villes d’art et d’histoire pour m’imprégner d’une époque, d’un style. Native d’Angoulême, j’ai une attirance particulière pour le 9e art. Je pratique aussi la lecture d’ouvrages littéraires plus classiques, français et étrangers. J’ai récemment fait mes premiers pas au piano, instrument que j’aime écouter par-dessus tout.

Sortons un peu prendre l’air : je m’intéresse à certaines techniques comme la vannerie et le potager en mode permaculture, avec à la clé l’installation d’une colonie de coccinelles séduites par les pucerons que je n’ai pas voulu chasser. Les fleurs et les légumes sont de magnifiques modèles pour la photographie. Aux beaux jours, j’aime prendre en photo les paysages que je traverse à l’occasion de randonnées. J’ai récemment découvert le courant d’Huchet, dans le département des Landes qui s’y prête merveilleusement.

Sensible aux questions environnementales, j’en suis au point de me poser la question (et de connaître la réponse) des trajets en avion vers les destinations que j’aimerais tant pouvoir découvrir. Je me déplace en transports en commun et je n’ai pas de voiture. Depuis mon voyage en Mongolie en 2018, je n’ai pas « craqué »… J’ai, lors de ce voyage, eu l’occasion de prendre le transsibérien d’Irkoutsk à Pékin et de traverser le désert de Gobi, images et échanges inoubliables.

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Publié le 26 janvier 2022
Dernière modification le 10 mars 2022