Clément Reversé

Clément Reversé

Doctorant en sociologie

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Clément Reversé, doctorant en sociologie en troisième année. Sous la direction de Joël Zaffran, je mène actuellement une recherche sur l’expérience de la transition vers l’âge adulte et de l’insertion professionnelle des jeunes décrocheurs scolaires vivant en milieu rural.

Quel est ton parcours ?

J’ai tout d’abord passé un baccalauréat scientifique en option SVT. Un peu perdu à la sortie du lycée je me suis dirigé vers médecine mais j’ai rapidement compris que ce n’était pas la voie dans laquelle je voulais m’insérer plus tard. J’ai donc fait un grand virage vers la sociologie. J’ai fait ma licence en premier lieu sur Bordeaux pendant deux ans puis une année à l’Université de Picardie Jules Verne où j’ai travaillé sur les espaces agraires de Thiérache. Ensuite, je suis retourné à Bordeaux pour faire un master Science Politique et Sociologie Comparative où j’ai rédigé deux mémoires sur les parcours de vie et l’expérience scolaire des mineurs trans.

Qu’est-ce qui t’a attiré vers la recherche ?

Si on fait un retour en arrière à la Weber, c’est surement le livre Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder qui m’a amené à m’intéresser aux problématiques sociales, morales et philosophiques. J’ai commencé à m’intéresser à la philosophie et ces "grandes idées" mais il me manquait un rapport concret à la réalité et donc à l’empirie de notre monde que je ne trouvais pas satisfaisant en philosophie. La sociologie quant à elle permet ce jeu intellectuel, que je trouve grisant, d’interactions permanentes entre les théories sociologiques et la réalité du monde social. J’aime comprendre, construire des raisonnements, questionner le monde dans lequel nous nous plaçons, et je pense que c’est ce qui m’a naturellement dirigé vers la recherche.

"La sociologie quant à elle permet ce jeu intellectuel, que je trouve grisant, d’interactions permanentes entre les théories sociologiques et la réalité du monde social.

Peux-tu nous parler de ton quotidien de doctorant ?

Je n’ai jamais su répondre à cette question, peut-être parce que je n’arrive moi-même pas réellement à délimiter mon quotidien personnel de mon quotidien de doctorant. Je pense que la thèse lie beaucoup ces deux points et il n’y a pas réellement de routine doctorante sur le long terme mais plutôt des périodes où l’on se concentre sur des tâches particulières (retranscription, analyse, rédaction …).

Un livre / un film / un album à conseiller ?

J’ai découvert récemment les écrits d’Anna Akhmatova et je suis plongé avec grand plaisir dans ses poèmes, mais je ne suis pas sûr de conseiller de la poésie puisqu’il s’agit de quelque chose de très intime et qui touche la sensibilité de chacun différemment. Si je devais conseiller un livre, ça serait plutôt L’Étranger de Camus ou la saga d’Andrzej Sapkowski qui est une perle de la littérature fantastique. Pour ce qui est des films, j’en aime beaucoup trop pour n’en citer qu’un. Enfin, j’ai des goûts très éclectiques concernant la musique ; j’adore Brassens, Mendelssohn, Queen, La LoFi… Mais si je devais conseiller quelque chose de moins connu ça serait surement le collectif de jeunes rennais, Columbine, avec leurs albums Enfants Terribles et Adieu bientôt. Je suis particulièrement sensible à ces albums qui résonnent énormément avec l’expérience et le vécu des jeunes populaires que je rencontre sur mon terrain.

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Publié le 27 janvier 2022
Dernière modification le 10 mars 2022