Eva Portel

EVA PORTEL

Doctorante en science politique et représentante des doctorant·es du site Sciences Po Bordeaux

Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je suis doctorante en deuxième année à Sciences
Po Bordeaux.
Ma thèse de science politique porte sur les
destructions de patrimoine culturel par l’État
islamique en Irak et en Syrie entre 2014 et 2019.
J’étudie comment ces destructions s’intègrent
dans le conflit armé et en quoi elles relèvent de
considérations stratégiques. Mes directeurs
sont Gilles Bertrand (CED) et Daniel Brunstetter
(Université de Californie, Irvine, USA)

Quel est ton parcours ?

Après deux ans de licence Droit et Langues à
l’Université de Bordeaux, j’ai intégré Sciences Po
en troisième année. J’ai enchaîné avec le master
PI (Politique internationale) dans le cadre duquel
j’ai pu faire un séjour à l’Université Laval à Québec.

Qu'est ce qui t'a attiré vers la recherche ?

Avant tout la curiosité. Après mon mémoire de fin
d’études, beaucoup de questions restaient sans
réponse et la thèse m’est apparue comme le meilleur
moyen de continuer à les creuser.
D’autre part, la recherche offre une grande liberté, à
la fois sur les déplacements mais aussi l’organisation
du temps de travail.

Peux-tu nous parler de ton quotidien de doctorante ?

J’essaie au maximum de concentrer mon temps
de travail sur la journée et de "faire des horaires
de bureau" pour garder du temps pour moi le soir.
C’est difficile de parler de quotidien, mais comme
tout le monde, je lis beaucoup et je "cherche".
Mon enquête consiste principalement à établir
des liens entre le déroulé de la guerre et les
destructions de monuments. En ce moment,
je travaille sur l’élaboration d’une base de
données recensant tous (le maximum, je vais
être humble) les monuments détruits par
le groupe État islamique en Irak et en Syrie.
Pour ça, je croise différentes sources, issues
de la propagande, de rapports officiels et des
entretiens.
J’apprends aussi l’arabe

Et en dehors de la recherche ?

J’adore lire.

"Après mon mémoire de fin d’études, beaucoup de questions restaient sans réponse et la thèse m’est apparue comme le meilleur moyen de continuer à les creuser.


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Publié le 14 avril 2022
Dernière modification le 27 avril 2022